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" Dans la vie il faut vouloir , et ceux qui n'y arrivent pas devraient vouloir vouloir " Rav Israel Salanter

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Rahel et Rabbi Akiva.


Déterminés pour la vérité.


En Israel, au Ier siècle avant l’ère vulgaire, vivait une jeune fille du nom de Rahel. Son père, Calba Savouah est un des hommes les plus riches de son temps, son surnom signifie « Le chien rassasié » la guemara explique : On pouvait venir le voir affamé comme un chien, on en ressortait rassasié.
Son Père attendait énormément de sa fille prodige et voulait la marier à un des sages de son temps.

L'amour et la pudeur

Rahel, elle s’épris d’un des bergers de son père : Akiva.
Il était ignorant, mais d’une pudeur exemplaire et d’un caractère agréable (Maharcha). Elle tenait absolument à en faire quelqu’un, il avait une si bonne base.
Calba Savoua refusa cette union, sa fille insista. Un jour, excédé, il fit le serment qu’elle ne profiterait plus d’une seule pièce de sa fortune si elle s'obstinait.
Le couple s'enfuit et se maria dans le dénuement le plus total. Ils ne disposaient même pas de meubles, et un tas de paille leur servait de lit.
Le soir alors que Rabbi Akiva enlevait la paille des cheveux de sa femme, il pensait au prix que sa femme a du payer pour vivre avec lui, elle avait out quitté : son confort matèriel et sa famille. Il lui dit alors que le jour où il aurait de l’argent il lui achèterait une « ville en or » (sorte de diadème en or, sur lequel était sculpté la ville de Jérusalem).

Il y toujours plus malheureux

On tapa à la porte, un mendiant venait leur demander un peu de paille pour son bébé qui venait de naitre. Rabbi Akiva se tourna vers sa femme, « Ils y a plus malheureux que nous, cet homme n’a même pas de paille pour son nouveau-né » Ils s’empressèrent de lui donner ce petit présent, heureux de rendre service à plus malheureux qu’eux.
Mais il n’y avait pas d’enfant, pas plus que de mendiant, le talmud dévoile qu’il s’agissait du prophète Elie, touché par le dénuement de ce jeune couple, qui, par ce subterfuge, leurs fît ressentir qu’il y avait plus malheureux qu’eux.

Un âne à fleurs? et alors!?

Rahel envoya son mari étudier. Ce dernier se montra réticent. Il avait quarante ans ! Comment s’asseoir sur les bancs de l’école à côté de jeunes enfants !
Rahel, lui demanda alors d’emmener un âne couvert de terre sur laquelle quelques fleurs avaient poussées, au marché. Le premier jour tout le monde se moqua d’eux ; le second c’était moins drôle déjà ; et le troisième, ils entendirent un homme rigoler et son ami de lui rétorquer : Pourquoi rit-tu ? Tu n’as jamais vu d’âne à fleurs ? Dans notre marché il y en a un qui passe tous les jours !

Rabbi Akiva comprit le message de sa courageuse femme, ce n'est qu’au début qu’on se moquera de lui, le temps passera et il fera partie de la norme.

12+12 ne font pas 24

Il entrepris le voyage pour la Yeshiva, un long voyage, douze ans d’étude ! Mais ils avaient tellement souffert pour en arriver là !
Au terme des douze ans un événement incroyable se passe : Un Racha, interpelle Rahel et lui dit : « Ton père a bien fait de te déshérité, vois l’homme que tu as épousé, il t’a enterrée vivante ! »
Et Rahel de lui répondre : Il est parti pour étudier, s’il devait rester encore douze ans, j’accepterai !!!!
Rabbi Akiva, entendit cela, certainement aidé par la détermination de cette femme extraordinaire qui avait tout sacrifié pour lui, pour qu’il devienne quelqu’un ! Il tourna les talons, et sans voir sa femme, reprit le chemin de la Yéshiva pour la rendre fière, elle le méritait, aussi dur que c’était il allait le faire !

Pourquoi ne pas être rentré? Parce que comme on dit dans les Yéshivots, douze et douze ne font pas vingt quatre, ca reste deux fois douze, il fallait faire vingt quatre ans d’affilée.
Etait-ce tellement important? Rahel et Rabbi Akiva le croyait eux. Et l’histoire leur a donné raison.

Quel est le secret de cette femme?

Ce Racha considérait que si elle souffrait c’était qu’elle avait tort ! La preuve : D. ne l’aide pas ! Beaucoup de gens pensent que si la vie est dure avec eux c’est que D. ne les aimes pas ou tout autres calculs de ce genre. Il faut laisser les calculs de D. à D. et ne pas interpréter tout et n’importe quoi.
Voyons comment Rahel réagissait face à ce problème :
Rahel elle, considérait que ce qui est vraiment important c’est la vérité de notre démarche. C’est pour cela qu’elle était prête à subir tout cela. Si elle se montra si déterminée c’est parce que c’était vrai, c’était dur mais c’était vrai.
Il vaut mieux subir pour la vérité que réussir dans le mensonge, parce qu’au final il n’y a que la vérité qui reste.

"Ceux qui sèment avec des larmes récoltent avec des chants"

Après cette interminable attente, Rabbi Akiva revient. Il n’est plus « Akiva le berger ignorant » ; Il est « Rabbi Akiva ». Ces élèves ne sont pas moins que des géants comme : Rabbi Méir Baal Haness et Rabbi Chimeon bar Yohai.

Rahel, veut voir son bien aimé. Tant de temps est passé, elle a tellement souffert.
Un Racha lui dit alors : Pour qui te prends-tu pour aller voir le Rav ! Elle répondît que les rabbanims ont pitié même des animaux alors pourquoi pas d’elle !
Ce doit surement être le même imbécile, ou du moins de la même sorte. Il y aura toujours des imbéciles pour vous décourager, et d’autres pour critiquer votre réussite.

Elle s’approche du Rav. Les Rabbanims qui l’entourent sont nombreux : vingt quatre mille. Plus tous ceux qui sont venu voir le phénomène de sa génération. Que veut donc cette femme ? Le Rav est occupé !

Rabbi Akiva écarte tous le monde, « Inclinez vous devant cette femme tout ce qui m’appartient et tout ce qui vous appartient – est à elle »
C’est elle qui a souffert pour qu’ils en arrivent là, c’est à elle que revient tout le mérite. Combien de bonnes choses ont pu voir le jour, parce que des personnes volontaires comme elles ont payé le prix fort pour nous !

Calbah Savoua alla demander à un Rav d’annuler son serment. Il  envoya à Rabbi Akiva une somme colossale.

Rabbi Akiva rentra avec sa femme à la maison, il lui avait promis un cadeau. Il posa sur sa tête la couronne qu’elle avait bien méritée.

Ce qui est frappant c’est la détermination de cette femme, qui était persuadée qu’avec de l’humilité et du travail on pouvait réussir !!!!
Elle s’est battue avec tout le monde : Son père, son mari, ses voisins, c’est grâce a ses efforts que nous avons eu un Rabbi Akiva,
Merci Rahel pour ce message d'espoir!!


(Merci aux filles qui ont participées et pris des notes : Hanaelle, Julia, Jessica, Lisa, Olivia, Anaïs, Alison, Leah et Aurèlie et toutes les autres..)
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