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" Dans la vie il faut vouloir , et ceux qui n'y arrivent pas devraient vouloir vouloir " Rav Israel Salanter

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Esther


Esther signifie « cachée ».
Méguilat Esther signifie dévoiler ce qui est caché.
Son premier nom est Hadassa : c’est un plante dont les feuilles couvrent toutes les branches, qui sent très bon.

Sa personnalité.


Esther était très discrète, elle descend de la tribu de Binyamin, tribu dans laquelle on retrouve Saül, qui descend lui même de Rahel dont la particularité est la discrétion.
On retrouve cette éducation à la discrétion dans le midrash « vayéhi omen »  qu’on peu aussi traduire par : Il l’a dissimulée. Le Haddass d’où elle tire son nom, est une plante odorante dont le bois est entièrement recouvert par ses feuilles. Il s’agit bien de sa capacité à agir sans être vue, et surtout sans se montrer.

La discrétion.


La discrétion accompagne toujours la sincérité. Si on agit pour être vu ou remarquer, alors c’est l’honneur le vrai moteur de nos actes. Lorsqu’on agit avec discrétion, c’est l’acte lui même qui nous stimule. Qu’on soit seul ou accompagné, il y aura toujours quelqu’un pour constater ce que l’on fait. Lorsqu’on est seul et qu’on agit correctement c’est que l’avis de D. compte pour nous.
Hadassa c’est Esther nous dit la Méguila, on pouvait reconnaître dans la reine Esther la même Hadassa que ses amis connurent plus jeune.

L’antagoniste : Vachti.

Vachti semble être l’anti Esther par excellence. Tout ce que l’on sait d’elle c’est surtout qu’elle était belle. Une beauté superficielle. Elle avait en horreur l’approche pudique de la beauté des jeunes filles juives. Ne comprenant pas pourquoi dissimuler son corps si on le trouve beau, elle humilia de pauvres jeunes juives en les obligeant à la servir dévêtues.
Sa punition ressemble alors à sa faute, lorsque son ivrogne de mari lui demande de présenter au regard de la cour le corps qu’elle aimait tant.
L’honneur à pour sœurs la jalousie et l’hypocrisie. Pour faire concurrence à son mari roturier, qu’elle ne respectait pas du tout, elle décida d’organiser un festin de femmes.
On peut être belle, mais avec autant de méchanceté à l’intérieur on fini même par dégouter un homme comme Asssuèrus.

Zerech, l’amour mensonger.


Au grand jeu de l’hypocrisie Zerech figure en bonne place. C’est elle qui pousse son mari à provoquer Mordékh’ai, et lorsque tout vas mal pour lui, elle ne trouve rien de mieux à lui dire que : Maintenant que tu es tombé tu ne te relèvera pas.
Elle n’aimait pas son mari, mais les honneurs qu’elle obtenait de lui.
La course aux honneurs semble être le sport national chez les Haman. Ce dernier en veux à Mordékh’ai alors que ce dernier lui a sauvé la vie, lors de leur excursion dans le désert comme rapporté dans le midrash. La seule idée de récompense qu’il peut conseiller : se promener sur le cheval du roi ! ça en dit long sur la folie des grandeurs qui anime ce pauvre Haman. 

Il existe un Téhilim intéressant : « Le cantique de la biche » Nos sages s’accordent sur l’identité de la dite biche : Esther.

Pourquoi notre héroïne de Pourim est-elle comparée à une biche ? Plusieurs explications sont avancées. L’une d’elle correspond à notre démarche de découverte de la personnalité particulière de cette femme. Le cerf et la biche vivent un amour particulier, il est inaltérable. Le temps n’a pas d’emprise sur son intensité, ils s’aiment toute leur vie comme au premier jour. C’est le cas d’Esther, depuis le jour où Assuèrus posa les yeux sur elle, et jusqu'à la fin de sa vie, il l’adorait avec la même intensité.
Quel était donc le secret d’Esther ?

Encore une fois : sa pudeur.

En effet, l’ennemi de l’amour et du plaisir a un nom : l’habitude. Avec l’habitude on se blase de tout, bien comme mal jusqu'à qu’il n’y a plus d’effet sur nous.
Si on cherche l’origine de l’habitude et de l’accoutumance, on remarquera qu’on s’habitue à quelque chose lorsqu’il n’y a plus rien de nouveau à découvrir dans cette chose.
Or la pudeur est justement le bon antidote, une personne pudique ne montre jamais tous les aspects de sa personnalité, elle garde toujours une part de mystère.
On ne peut pas tout découvrir sur une personne pudique, on ne peut donc pas s’y habituer. S’il s’agit d’une personne aimée, cet amour ne peut sombrer dans l’accoutumance, car il est toujours nouveau, toujours intrigant.

Voilà pourquoi nos sages réclament un comportement pudique même entres époux, cette part de mystère entretiendra  leur amour, et l’immunisera contre les effets du temps.


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